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La théorie de l’acteur stratégique

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La théorie de l’acteur stratégique a été introduite par Michel Crozier et Erhard Friedberg dans les années 1970. Dans cette théorie, on nous invite à nous demander comment se construisent les actions collectives à partir de comportement et d’intérêt purement individuels et parfois contradictoires. Elle s’inscrit donc dans une démarche humaniste. On cherche ici à étudier les comportements humains comme un système d’action concret.

Crozier et Friedberg considèrent qu’il faut se concentrer sur les stratégies individuelles des acteurs. En effet, les acteurs travailleront plus efficacement si leur travail leur permet de satisfaire leurs stratégies individuelles car ils trouveront du sens à leur travail. C’est pour cela que le management est indispensable pour donner du sens au travail. Il faut maintenant déterminer quelles sont ces stratégies individuelles. En étudiant les régularités dans les comportements, Crozier et Friedberg en sont arrivé aux conclusions suivantes :

D’abord, tout comportement humain est actif dans la mesure où il est le résultat de choix. Pour illustrer cela, je vais prendre en exemple mon stage opérateur. Ces derniers travaillaient de manière beaucoup plus efficace quand il choisissait d’effectuer une tâche. Il n’est parfois pas possible, d’un point de vu organisationnel de laisser choisir l’opérateur d’effectuer une tâche, mais on peut lui faire faire des choix au seins de la tâche qu’on lui a imposé de réaliser.

Ensuite, les projets des acteurs sont rarement clairs et cohérents, mais le comportement n’est jamais absurde. Il a toujours un sens intrinsèque. C’est le rôle du manageur de comprendre ces comportements hérités de la nature afin de mieux les appréhender et de donner des solutions appropriées.

Enfin les acteurs agissent pour améliorer leur capacité d’action et/ou s’aménager des marges de manœuvre. Ce dernier point est très important et le concept de marge de manœuvre est récurent chez Crozier et Friedberg. Il est en lien avec le point précèdent. En effet, un comportement intrinsèque de l’homme est d’être maitre de ces choix et de pouvoir évoluer, cela est due à son besoin de liberté. Il est donc extrêmement important de lui laisser des marges de manœuvre, afin de lui donner la possibilité de satisfaire son besoin d’évolution et d’amélioration. Ce point est la synthèse des deux points précédemment évoqués.

Pour conclure, je finirai avec la définition du pouvoir par Crozier et Friedberg. Pour Crozier, la conception du pouvoir est avant tout relationnelle : « Le pouvoir en effet n’existe pas en soi. La relation de pouvoir ne s’établit que si les deux parties s’intègrent au moins temporairement dans un ensemble organisé » (Crozier 1963). Pour Friedberg le pouvoir est une relation de dépendance, réciproque, déséquilibrée et non transitive. Il faut donc bien comprendre que le pouvoir est un équilibre, il doit être accepté par les différents acteurs. Il faut donc comprendre leur stratégie afin de les satisfaire et rendre cette relation plus stable, plus durable et permettre aux acteurs épanouis de travailler plus efficacement.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l%27acteur_strat%C3%A9gique

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Th%C3%A9orie%20de%20l’acteur%20strat%C3%A9gique/fr-fr/

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